Django Reinhardt peut reposer en paix. Une imposante lignée de successeurs continuent de perpétuer son style, de conserver à son art, indifférent aux modes, toute sa vitalité. Parmi eux, le quintet du guitariste Moreno lui livre, avec Django’s Club, un vibrant hommage. Du bolero nostalgique à la valse virevoltante, du Caprice de Paganini aux reprises du maître, la guitare véloce de ce "fils du vent" s’impose, soutenue par le souffle de la clarinette, en contrepoint.
Tous les ingrédients de la tradition manouche s’assemblent : virtuosité, swing, dialogues instrumentaux, saveur du nomadisme et de la liberté. Seul bémol à un album par ailleurs au sommet de l’excellence musicale ? L’orthodoxie du tribut qui le place au rang des œuvres déjà entendues.